Destinées à la consommation locale et à l’exportation, les mangues séchées et les noix de cajou sont un fort potentiel de commerce. Les mangues séchées génèrent plus de 15 milliards de chiffre d’affaires par saison de récolte. Les recettes de la noix de cajou représentaient 67 milliards en 2017. Le Burkina est le leader mondial de la mangue séchée et la noix de cajou représente le troisième produit d’exportation du Pays. La transformation de ces produits a généré respectivement en 2014, 4236 et 1905 emplois directs avec plus de 90% de femmes.Pourtant ces filières demeurent faiblement exploitées pour des raisons liées à la faible productivité et aux capacités technologiques limitées des unités de transformation. Un autre constat est le manque d’organisation et de professionnalisme. D’autres difficultés, notamment pour les femmes, tels que l’accès aux financements et la non maîtrise de l’information commerciale restent des défis. C’est pour répondre aux défis d’accroissement des recettes d’exportation et de l’amélioration des revenus des acteurs et actrices que SNV, l’organisation néerlandaise de développement a mis en place le Projet d’appui à la commercialisation de la mangue séchée et de la noix de cajou transformée. En partenariat avec le Ministère du Commerce, ce projet existe depuis 2014 dans les régions des Hauts-Bassins et des Cascades.

Même si ces filières sont surtout contrôlées par des hommes, les femmes et les jeunes fournissent l’essentiel de la main d’œuvre dans la production, la transformation et la commercialisation des produits. Mais pour des raisons socioculturelles et économiques, elles ne peuvent pas être autonomes et entreprendre facilement. Cécile Konkobo, Cheffe d’entreprise de SYA YEFAALA, 55 ans et veuve depuis ses 28 ans. La mère de quatre enfants devait subvenir aux besoins de la famille. En 2006, Cécile travaillait comme transformatrice dans une unité de séchage de mangues à Bobo Dioulasso. Puis elle décide de créer sa propre unité de transformation : « J’ai pris une villa en location pour mon activité. La campagne venait à peine de commencer quand le propriétaire de la villa a vendu la parcelle. Le nouveau bailleur est venu immédiatement me dire de quitter ». Elle acquiert une  parcelle en dehors de la ville et fait face au refus de crédit en raison de la précarité de la parcelle.

« … Le projet a renforcé mon leadership et en plus j’ai appris à faire le plaidoyer ». Aminata Koné, Directrice de la Société de Transformation Industrielle de l’Anacarde au Burkina.

Par ailleurs, pour améliorer les capacités techniques des unités de transformation, 14 unités de transformation en difficulté ont bénéficié d’un appui à la mise à niveau à travers l’octroi de petits matériels et des investissements physiques : « … Mon unité a été choisie et j’ai bénéficié de séchoirs et du petit matériel tels que les tables en inox, des fûts, des caisses, des soudeuses et des balances ». Cécile Konkobo.

Pour accroître le volume des exportations de mangue séchée et de noix de cajou transformée, SNV a organisé des activités de promotion à l’échelle nationale, régionale et internationale.

Enfin, SNV a aussi soutenu une quarantaine de micros, petites et moyennes entreprises, avec des investissements d’une valeur de 200 millions de FCFA.


SNV soutient l’entrepreneuriat féminin

SNV renforce l’entrepreneuriat féminin et appuie les entreprises de femmes à émerger. SNV a pu améliorer l’accès aux services financiers et le développement des entreprises. Ainsi 60 personnes dont 37 hommes et 23 femmes ont été formé(e)s aux techniques de gestion des crédits et des risques liés aux financements. Des formations en entrepreneuriat et en développement de micro-projets ont également été dispensées à 48 hommes et 18 femmes.

Résultats

SNV a permis d’atteindre plusieurs résultats parmi lesquels le renforcement des capacités des femmes comme cheffes d’entreprises, la transformation des rôles des femmes qui travaillent avec des machines comme les hommes. En plus, plusieurs femmes sont devenues plus autonomes et entrepreneuses.  « Je me retrouve en tant qu’entrepreneure plutôt qu’agent de l’administration…. Ici je suis libre, j’organise l’entreprise et ma vie personnelle comme je l’entends. En tant que femme, j’assure la scolarité de mes enfants et de mes petits-enfants et je suis aux côtés d’autres femmes qui arrivent à prendre leurs familles en charge ». Cécile Konkobo.

En intervenant dans l’ensemble des filières de mangues et de la noix de cajou, SNV a contribué à renforcer de manière durable les opportunités entrepreneuriales et d’emploi pour plusieurs personnes, surtout des femmes en milieu rural et urbain.

Visitez pour plus d’informations www.snv.org ou contactez:

Nicole Ouédraogo, [email protected] ou  [email protected]

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