Le livre pour promouvoir la paix et la sécurité « La plume qui est la vôtre, est le ferment de la résilience contre l’extrémisme violent » Du 21 au 24 novembre a eu lieu la 15è édition de la Foire Internationale du Livre à Ouagadougou (FILO). Même si  la FILO a été interrompu pendant 4 ans, riche de son expérience, la FILO rassemble différents acteurs du Burkina Faso et au niveau international. Ainsi nous avons des écrivains,  des auteurs, des éditeurs et les acteurs qui interviennent dans le domaine des livres tels que les bibliothécaires, le librairies… C’est une initiative du gouvernement sous le patronage du Ministre de la Culture, des arts et du Tourismes. C’est l’occasion pour de nombreuses personnes d’échanger et de partager leurs expériences.

Le groupe des écrivaines burkinabé ont marqué leurprésence et contribution par des textes prônant la paix et la sécurité avec comme slogan « Mots d’elles ». Monique Ilboudo invitée d’honneur de la FILO, écrivaine et ancienne Ministre de la promotion des droits humains a été à l’origine de la création du groupe des écrivaines burkinabé. Le public a eu l’occasion de les écouter autour d’une table ronde organisée à l’Institut Français. L’écriture des femmes peut contribuer à la paix. Des mots comme armes pour revendiquer la paix mais aussi de l’importance de la littérature féminine.  L’écriture est une puissante arme pour lutter pour la paix et le droit des femmes au Burkina Faso. Parmi le groupe des écrivaines, certaines ont été dans des écoles pour animer des ateliers d’écriture afin de sensibiliser des jeunes et de susciter des vocations futures à travers l’écriture. Un recueil avec des extraits de textes d’une dizaine de femmes est a été publié.

Ken Bugul du Sénégal et Fatoumata Keïta du Mali, ont été des invités par les écrivaines. Parmi les grands écrivains d’Afrique de l’Ouest, Ken Bugul est sénégalaise d’origine. Une soirée spéciale lui a été consacrée à l’institut français. Elle a commencé à écrire par nécessité pour se libérer des difficultés dont elle faisait face. Ces récits autobiographiques sont sans tabou. Elle dit que si l’on vomit il faut mieux tout faire ressortir et ne pas laisser le restant du vomi dans la gorge. Quand on écrit c’est pareil. Si on ne dit pas tout c’est comme si cette vomit restait dans la gorge. L’écriture est d’abord une thérapie pour elle, puis la passion pour l’écriture est venue après. Une rencontre qui a été riche car ses points de vue bouleversent les canevas établis pour les femmes dans les sociétés africaine et une remise en cause des critiques sur de certaines traditions comme son mariage avec un seringe qui avait déjà 28 femmes. Elle explique que le Seringe au Sénégal joue le rôle de régulateur et des protecteurs des femmes qui ont été rejetées par la société. L’objet n’est pas la sexualité mais la protection de la femme. Grace au Seringe elle qui était dans la rue a pu trouver une place dans la société sénégalaise et est respectée jusqu’à présent grâce à cette épisode de sa vie. Ken Bugul explique que par l’écriture, On peut retrouver une paix et sécurité intérieur et la paix autour de nous.

EXPRESSION

” J’habite là où le chien est mort” (Mam bé baaga nkiwan): un endroit très éloigné

” L’homme qui aime sa femme au milieu des autres s’aime lui-même” Proverbe burkinabé; proverbe mossi du Burkina Faso (1988)

Écrire un commentaire